Archive pour octobre 2012

En prenant l’avenue Galois à Bourg-la-Reine en direction de L’Haÿ-les-Roses, on peut voir sur la gauche en arrivant au carrefour cette plaque indiquant la direction et les distances des communes voisines. Remarquez l’orthographe de Scaux.

Sceaux dispose actuellement de quatre crèches, mais le saviez vous?

Le 1er Mai 1886 s’ ouvre à Sceaux   la  première crèche municipale  au 1 rue de Picpus, actuellement rue Marguerite Renaudin, dans des locaux inutilisés, appartenant au Bureau de Bienfaisance qui les met à la disposition de la mairie moyennant un loyer de 1 franc par an avec un bail de 9 ans.

La création et les frais de fonctionnement sont évalués à 1000 francs. Pour Charles Grondard, maire de Sceaux “Cette création est en quelque sorte une œuvre de bienfaisance de même qu’un devoir à l’égard du développement relativement aux premiers éléments d’instruction primaire.” .

Elle reçoit les enfants de 1 mois à deux ans soulageant ainsi les mères qui travaillent hors de leur domicile. Les enfants sont admis, s’il y a une place disponible, après demande faite par la mère au moins deux jours avant l’admission. Le prix est de 0,25 centimes payable chaque matin . Un berceau numéroté est attribué à l’ enfant qui doit être conduit le matin par sa mère dans un état de propreté satisfaisant ; c’est également  elle qui doit venir le chercher le soir. Durant la journée l’enfant porte les vêtements fournis par  la crèche.

Les mères s’obligent à allaiter leurs enfants au moins trois fois par jour jusqu’au sevrage décidé par le médecin qui suit l’enfant, et qui surveille que le poids de l’enfant progresse de 175 grammes par semaine….

La mère doit indiquer l’endroit où elle travaille pour qu’on puisse la trouver en cas de besoin.Seule une absence de 24 heures est autorisée, passé ce terme, la place est attribuée à un autre enfant.

Cette ” crèche modèle”peut  accueillir 18 pensionnaires dans un berceau de 7 heures du matin à 7 heures du soir l’été et de 8 heures à 6 heures du soir l’hiver.

Au cours d’une année -tout âge confondu- 205 enfants ont été accueillis par Mademoiselle Mercier qui bien que s’occupant de la classe maternelle avait accepté d’en assurer gracieusement la direction.

Sceaux comptait à l’époque environ 3000 habitants.

En 1908, la crèche est transférée dans l’ancienne école des garçons rue des Écoles. Elle accueille désormais les enfants de 1 mois à 3 ans ; les conditions matérielles sont meilleures et le Docteur Dauzats  assure la surveillance médicale des enfants.

 M.H.Renaudin  meurt en janvier 1914.

Après son décès l’Hospice est administré par deux exécuteurs testamentaires de la succession, Messieurs Dugave et Vallet, puis, à la demande de ces derniers,  par deux administrateurs nommés par le tribunal le 27 mars 1919.

Durant cette période il a manqué aux uns et aux autres les ressources suffisantes pour entretenir l’établissement et y apporter les améliorations nécessaires. Celui_ci posséde un  bâtiment en bordure de la rue Voltaire, ancien orphelinat transformé en annexe de l’Hôpital- Hospice qui abrite des vieillards. Il est apparu à la commission administrative que le chauffage central déjà installé  dans le pavillon principal s’imposait parce que son emploi constituait une économie très sensible de combustible et d’entretien ; d’autre part la buanderie, qui assurait l’entretien chaque semaine du linge d’une soixantaine de personnes demandait une réparation complète.

Ces constations sont faites le 21 avril 1926. Ce n’est que le  21 décembre 1929, qu’un décret du Conseil d’État reconnait l’Hospice Renaudin comme “établissement communal”.