Archive pour octobre 2010

Il ya  50 ans, en janvier 1960, paraissait le premier numéro du Bulletin Municipal Officiel de la Ville de Sceaux.

Dans son propos,  le Maire Erwin Guldner en définit les grandes lignes : il aura pour but de mentionner et d’expliquer les principales décisions prises par la Municipalité,   donnera des renseignements pratiques , annoncera les différentes manifestations qui ont  lieu  dans  la commune  et qui  rythment  la vie des Scéens.

Ce bulletin,trimestriel  jusqu’en  1963, devient mensuel en 1964,  et prend le titre de “Sceaux Magazine en 1988. Trés apprecié des Scéens, il n’a  cessé de s’améliorer.

C’est le 1er mars 1907 qu’Alphonse Cherrier fonde “la Ruche Mutualiste“, société d’épargne en participation, dans la perspective d’un achat en commun d’un terrain qui sera ensuite loti, puis attribué par tirage au sort aux familles.

Les statuts fixent le nombre d’adhérents à soixante neuf. Chaque membre verse mensuellement dix francs, le premier samedi de chaque mois. Une tontine supplée sous forme d’un prêt sans intérêt, pour aider une personne malade empêchée d’effectuer son versement.

Alphonse Cherrier était établi comme tonnelier à Paris, ce qui peut expliquer que tous les sociétaires soient parisiens : valets de chambre, cuisinières, employés, commerçants, cochers….on trouve aussi un garde républicain, un architecte, et un rentier.

En 1913, il était possible d’acquérir à Sceaux un terrain de 37 000m2 pour un prix de 110 000francs. Il est situé dans une partie marécageuse en bas de la propriété du Château des Imbergères.

“En dépit de la guerre de 14-18, cette somme a été intégralement payée à Monsieur Bigot qui en était alors propriétaire”.

En attendant de pouvoir construire, on défriche, on crée des jardins : des concours sont organisés et des récompenses attribuées.

Notre Ruche est encore petite disait Monsieur Cherrier à ses amis, c’est un nid en construction…..

“Si nos enfants doivent à leur tour, comme nous, travailler à Paris, nous ne serons pas loin, et nous ne serons pas seuls. Nous tous qui avons été groupés dans notre jeunesse, nous nous soutiendrons dans notre veillesse. Quand sera venu pour nous le temps du repos, nous nous rappellerons que nous avons travaillé, peiné ensemble, et que nous en sommes récompensés.”

Dés 1924, le lotissement définitif est achevé . Chaque sociétaire devient titulaire d’ une part de terrain de 400 m2 qui devient sa propriété. Des maisons se construisent un peu toutes sur le même plan,  et de nouvelles rues s’ouvrent. On fait venir l’eau, le gaz et l’ électricité

“ A nos frais nous avions capté plusieurs sources et avions installé une jolie fontaine qui embellissait notre place” :  la place de la Mutualité .

Elle se  situait à l’intersection de  la  rue Jean Michaut et de l’avenue Alphonse  Cherrier. Elle a disparu lors du percement de l’avenue Cauchy..

Des parcelles de terrain ont du être effectivement rétrocédées “pour un prix dérisoire” au département pour le percement de la route départementale et l’agrandissement du Lycée Marie Curie. La démolition du château des Imbergères , la construction de l’IUT en 1970 ont achevé de modifier ce quartier. Le lavoir a disparu en 1939.

Peu de maisons construites en 1924 subsistent : elles étaient modestes, avec de petites pièces , sans chauffage central ; elles ont donc été peu à peu modifiées ou même démolies et reconstruites lors du changement de propriétaire.

Alphonse Cherrier est décédé en 1934. Une rue perpétue son souvenir.

Le 16 décembre 1951 “La Ruche Mutualiste” est dissoute.

“Notre rêve le plus cher, puisque  La Ruche Mutualiste n’a plus que quelques minutes d’existence, c’est que continue à briller au dessus de notre lotissement et avec le plus vif éclat, le soleil de l’amitié qui réconforte et donne confiance.”

Le 13 décembre 1951, Terre et Famille société coopérative d’épargne et de prévoyance et d H.L.M, se porte acquéreur d’un terrain de 9200m2 auprès de Madame de Jouvencel, seule héritière de Monsieur Bigot décédé en 1946. Il est toute proche de La Ruche puisque situé dans la pente au sud de la cité scolaire Marie Curie sur le côté ouest de l’avenue Alphonse  Cherrier prés de la rue Jean Michaut.

Terre et Famille construit 18 logements qui seront attribués “en location attribution” à des enseignants des Lycéees Marie Curie et Lakanal qui, ayant des difficultés à se loger avaient pris l’initiative de se regrouper et obtenu l’appui et l’aide du maire Edouard Depreux et du conseil municipal.

Terre et Famille agit comme promoteur pour l’ensemble des maisons ,  emprunte l’argent nécessaire à la réalisation du projet ce qui permet une entrée dans les lieux plus rapide.

Le 17 octobre 1953 est inaugurée la cité Henri Sellier .

Henri Sellier fut administrateur et président de l’Office d’H.B.M du département de la Seine,  et œuvra pendant 40 ans à la réalisation de logements sociaux tels que la  Cité-jardin du Plessis-Robinson,  et celle  de Châtenay Malabry.

Cette jolie  villa se situait...